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16/02/16

Veterinary Clinic Masans by Domenig Architekten, Chur – Switzerland

by retail design blog

The Veterinary clinic Masans in Chur, Switzerland was designed to re-accommodate a 17 membered crew of veterinary specialists and provide them with a spacious, fully equipped and pleasant working environment. With a surface of 1145 m2 and high-tech medical technology, it is by now considered to be the veterinary center of Southeastern Switzerland. The building is partly underground and the planted green roof serves as a garden and playground for the housing complex built on the same plot.

The rooms requiring natural light are placed on the perimeter of the floorplan while spaces like storages, laboratories and surgery rooms than need artificial light are moved to the core. In order to brighten these interiors up and make them friendlier, the architects chose to work with mainly white colored elements such as white doors, furniture, Corian working surfaces and suspended ceilings. The background to these, are mainly concrete walls and light grey linoleum floors.

All materials chosen at the clinic are durable and easy to clean. Their color combination of white and grey gives a pleasant and calming atmosphere to employees and visitors.
Since clinics require many and different kinds of diagnostic equipment it was decided to reveal the machinery’s ceiling installation over the corridors and maintain the technical character of the institution. The examination, surgery and recreation room ceilings are covered with glass fiber suspended ceiling panels, in order to be soundproof.

Design: Domenig Architekten
Photography: Ingo Rasp

8/02/16

La marque ? Changez tout !

Stephane Ricou est un nom dans la profession. Il dirige l’agence de design Brand Union dans plusieurs pays d’Europe, ce qui l’amène à observer les mutations profondes qui se produisent autour de la marque. Des cosmétiques Ladurée ? Des wagons Starbucks ?
Et si ce n’était que le début d’une révolution en marche ?
Stéphane dans ce premier article, confie à Admirable Design son bloc notes de voyageur du design …

Quand l’expérience devient branding…

Difficile d’échapper au mot « expérience » lorsque l’on gravite dans l’univers du marketing et de la distribution. Hier, les marques couraient après une cible ou une notoriété pour se construire une image, les voilà désormais en train d’imaginer des expériences en tous genres, de la plus inscrite dans la vie quotidienne à la plus inattendue, pour marquer les esprits et réussir à émerger dans un environnement hyper-concurrencé. Pourquoi le marketing s’est-il à ce point transformé ? Et peut-on encore envisager de faire vivre une marque sans lui associer une « expérience » ?

Du côté des marques, l’ambiance a incontestablement changé. Certains ne pourront s’empêcher de penser qu’elles sont devenues moins « dominantes ». Ils n’auront pas tort tant elles peuvent être aujourd’hui rapidement critiquées ou condamnées. Leur environnement s’est aussi considérablement modifié. Des concurrents nouveaux, d’ici ou d’ailleurs, ont ainsi fait leur apparition, sans toujours se demander s’ils étaient légitimes pour pénétrer un marché…. Il n’est pas toujours besoin de frapper avant d’entrer, ni de rester bloqué sur son « ADN »…

Conséquence ? Toutes les marques sont aujourd’hui tentées de sortir de leur territoire naturel pour proposer des produits et des services qui ne sont pas en descendance directe avec leur histoire. Le frisson marketing de l’inédit. Le goût de l’aventure. Qui n’a pas vu des produits cosmétiques chez Ladurée, le pourtant roi du macaron ? Pris un café dans un Café ING, pourtant banque en ligne ? En Suisse, des wagons Starbucks (reproduction parfaite de ses établissements, mais sur rail) existent déjà sur certaines lignes… Ces offres et ces services d’un nouveau genre sont comme autant d’expériences singulières proposées aux consommateurs et d’opportunités pour les marques d’exister sous un jour nouveau, de surprendre ou d’affirmer leur proximité, et même de raconter de bien belles histoires à leurs acheteurs. Les marques aiment aujourd’hui bousculer le regard porté sur elles.

Un logo, une couleur et un environnement graphique ne suffisent plus à identifier une marque. L’expérience de marque est devenue stratégique. Elle est un signe de vitalité et de modernité.

30/09/2013

Article publié le 3 juin 2013 dans Marques

Design musical : les 10 commandements

Aurélien Sooukian (agence By Music) est un des spécialistes de la musique au service des identifiants d’une marque (logo sonore, attente, son video…). Un domaine éminemment important pourtant trop souvent méconnu, voire ignoré.
Pour Admirable Design il livre ses secrets sous forme de 10 commandements.
Utile et biblique…

Les 10 commandements du marketing musical

Le temps de la musique purement illustrative ou fonctionnelle est révolu. Dans un environnement saturé d’images et de messages, une approche pragmatique et stratégique du son par les entreprises s’impose pour se faire entendre et capter l’attention du consommateur. Car ce dernier, toujours à l’affut des nouvelles tendances, a un porte-monnaie et des oreilles : c’est un « consauditeur » : sa culture musicale s’est développée rapidement et il perçoit désormais la marque au travers du prisme de la musique.

Comment l’entreprise peut profiter de cet engouement pour générer adhésion et préférence ? Voici 10 principes essentiels à retenir.

1- L’intérêt du grand public pour la musique, tu prendras en compte…
Une récente étude révèle que 84% des Français écoutent de la musique au quotidien. Salariés ou dirigeants, étudiants ou retraités… tout le monde y est sensible. Ce centre d’intérêt offre des perspectives pour les entreprises, qui doivent apprendre à manier ce sujet au même titre que celui de la communication, de l’identité, du marketing ou du design.
Adressez-vous aux yeux mais également aux oreilles de vos clients. Considérez la dimension sonore de l’entreprise lors de l’élaboration de sa stratégie de communication.


2- “L’ADN musical” de ta marque, tu définiras…
Rock ? zen ? hype ? Quel est le registre musical de votre entreprise ? Nature & Découvertes a choisi un univers sonore évocateur des valeurs de l’enseigne : évasion, plaisir des sens, expérience, zen, plénitude. McDonald’s a opté pour un style jeune, dynamique, joyeux et entraînant pour transmettre les valeurs de convivialité, de fun et de partage propres à la marque.
Comme pour les symboles ou les couleurs, définissez le langage musical qui incarnera votre entreprise.

3- Dans l’esprit du public, tu t’installeras…
Dim, Intel Inside, Bouygues Telecom , Décathlon, Nescafé… Ces marques ont toutes au moins un point commun : elles se « chantent ». Elles possèdent en effet une identité sonore, une mélodie composée de notes emblématiques reconnaissable par tous. Un avantage concurrentiel inestimable permettant de booster la reconnaissance et la mémorisation de la marque.
Offrez à votre entreprise une signature sonore immédiatement reconnaissable à diffuser sur ses supports : accueil téléphonique, spots radio, événements, sites Internet, films institutionnels ou publicitaires…

4- Ton accueil téléphonique, tu soigneras…
80% des premiers contacts avec une entreprise s’effectuent par téléphone. Prospects, clients, actionnaires… ils ont dix secondes pour se faire une première impression lorsqu’ils vous appellent. Le Service Clients Nespresso vous reçoit avec une musique d’ascenseur ? Non, avec celle de la marque qui vous laisse penser que Georges Clooney va vous répondre…
Halte à la musique papier peint ! Adoptez un accueil téléphonique à l’image de l’entreprise et profitez de ce medium pour créer du lien avec vos interlocuteurs.


5- Une expérience musicale dans les points de vente, tu proposeras…
Sur le terrain, on est progressivement passé d’un bruit de fond nécessaire au commerce à l’expérience polysensorielle en magasin. Agnès B, Sephora, Uniqlo, Monoprix, Abercrombie & Fitch… autant d’enseignes qui nous proposent une immersion sonore unique à chaque visite.

Enrichissez l’expérience consommateur en magasin avec des contenus audio sur-mesure et originaux.

6- La vie de l’entreprise, tu animeras…
Organisez un concert privé, faites enregistrer l’hymne de la marque aux salariés, créez et animer une radio interne… A l’heure où les entreprises veillent au bien-être des collaborateurs, tirez parti du pouvoir fédérateur de la musique pour animer la vie en interne.
Utilisez la musique pour développer le sentiment d’appartenance et contribuer à la culture d’entreprise.

7- Les artistes susceptibles d’incarner la marque, tu identifieras…
En s’associant, les marques et les artistes profitent de leur notoriété respective pour émerger davantage. Ainsi Madonna devient l’ambassadrice de H&M, le DJ Bob Sinclar conseille les casques audio Senheiser, les cahiers Oxford marquent des points auprès des jeunes en révélant le groupe The Do…
Identifiez un artiste susceptible de porter les couleurs de la marque et développez avec lui un partenariat pour émerger davantage.


8- Les tendances et les goûts musicaux de tes cibles, tu connaîtras…
Bien qu’Air France s’adresse à un public généraliste, l’entreprise souhaite proposer un contenu musical en phase avec son positionnement premium et les attentes des voyageurs. Air, Boards Of Canada, Charlotte Gainsbourg, Massive Attack, Jonsi, Telepopmusik… ces artistes incarnent la détente et l’évasion que les passagers associent à la marque.
Etudiez les goûts et attentes de vos cibles. Les nouveaux consommateurs jugent la marque au travers du prisme de la musique, à vous d’en tirer parti.

9- Une communauté musicale, tu fédèreras…
Coca-Cola propose au grand public de remixer son hymne pour les J.O de Londres 2012. Starbucks crée le Love Project et permet au monde entier de poster ses vidéos de chansons d’amour… PME ou grands groupes, servez-vous du son pour faire parler de l’entreprise et proposer l’expérience en ligne la plus aboutie en faisant participer vos clients, ils y seront très sensibles.
Profitez des nouvelles technologies et des réseaux sociaux pour créer une communauté musicale de clients connectés avec la marque en permanence.

10- En fans tes clients, tu convertiras…
Faites découvrir à vos clients de nouveaux talents, organisez des concerts exceptionnels ou soutenez les artistes de demain. Les modèles foisonnent : Ray Ban crée son propre festival, SFR ouvre sa salle de concert, Audi révèle de nouveaux talents, Crédit Agricole organise des tremplins musicaux…
Proposez des moments musicaux uniques à partager pour créer du lien avec vos clients et faire grandir la préférence de marque.

12/06/2012

Pharmacie des Menhirs

Un concept qui allie l’humain et le naturel à un espace professionnel de la santé.

pharmacie des menhirs

5/05/2011

UNKNOWN UNION: de RAFAEL CARDENAS

In a refreshing departure from the now so routine dark-mahogany “men’s club” feel of men’s stores, New York-based architect and interior designer Rafael de Cárdenas of Architecture At Large approached Cape Town’s Unknown Union with a much lighter touch.

The two-level boutique, located in a historic building, exudes light and color. On the first level, white walls serve as the background to the pared-down stacked-box shelving painted in softly muted yet vibrant colors. This simplified setting, gives the owners, Sean Shuter and Daniel Jackson, an ideal showcase for the brands that they represent, including ANYthing, Pendleton, Surface to Air, and Penfield USA.

The second level is an ever-changing, creative space, where local and international creators and artist showcase their work. The opening event for the space featured the work of Rafael de Cárdenas/Architecture at Large, Gazelle, Surface to Air, Milkbeard, Cornrow Rider and THECAST. - Tuija Seipell.

21/03/2011

DUDES FACTORY

Arnaud Loix van Hooff et Heribert Willmerdinger, tous les deux issus du monde de la publicité, ont ouvert Dudes Factory, au Torstrasse 138 dans le Berlin’s Mitte. Cet espace est aussi bien un magasin de consommation classique qu’un lieu d’achat d’art, un espace de travail, un espace collaboratif et un lieu d’exposition. Coopération, expérimentation et la co-création sont les forces motrices du concept qui résulte en une sélection d’objets uniques en rotation permanente.

Les 2 propriétaires “dudes” invite un nouvel artiste ou designer chaque mois, et nourrissent, défient et dirigent les artistes pour créer des nouvelles pièces expérimentales pour le magasin. Ils ont aussi crée le “Dudes LAB software”, une plateforme créative qui laissent la liberté au usagers de changer les oeuvres ou les combiner avec le travail d’autres artistes.- Bill Tikos

3/01/2011

Les Marques : Patrimoine Immatériel

Les marques valeur matérielle ou immatérielle dans un univers économique de plus en plus… dématérialisé ?
Et si tout cela débouchait sur le vide… ou la fortune ?
Cyril Gaillard de la société Benefik, spécialisée dans la création et la stratégie des marques nous livre son point de vue… qualifié.

Les Marques : Patrimoine Immatérielle

A l’heure où la gastronomie Française est reconnue au Panthéon du patrimoine immatérielle de l’humanité, quand chaque jour la valeur des actifs que constituent les marques gonflent les bilans et donc la valeur des entreprises, interrogeons nous en quelques mots sur cette notion d’immatérielle.

Nous vivons dans un monde double, d’un côté les apparences, les choses tangibles, concrètes ; de l’autre l’invisible à l’œil nu sans le secours des instruments comme le microscope qui, en science permet de discerner le minuscule. D’un côté le matériel, de l’autre l’immatériel.

En art, la question ne se pose plus depuis longtemps. On n’ évalue pas la valeur d’une œuvre en fonction de son coût de revient, de ses composés, mais bien davantage de sa valeur symbolique. Et comme dans tous les domaines où nous assistons à une dématérialisation du monde, l’art que l’on qualifie de contemporain, dessine des idées en se détachant de toute matérialité. Et c’est précisément sur ce point que le bon sens terrien résiste encore et que les critiques se font les plus denses. De l’urinoir de Duchamps aux représentations publicitaires de Warhol, beaucoup se demande encore en quoi il s’agît d’œuvres d’art parce que chacun se sent en mesure de faire la même chose.

Dans le domaine des marques, nous grimpons chaque jour un peu plus la pente des appellations abstraites, génériques, des noms fourre tout que l’on pourra remplir de n’importe quels concepts pourvu qu’ils répondent à un besoin clairement identifié. L’immatérielle est une notion de plus en plus importante et il y a fort à parier que nous n’assistons qu’au début d’un phénomène prodigieux.

Celui qui arrivera à communiquer sur une marque qui n’existe pas encore, sur un nom qui ne sera que pure fiction sans aucun support, sans aucun produit, celui là deviendra, si tant est qu’il en est le propriétaire, un homme ou une femme riche. Ne restera plus qu’aux opérationnelles comme on dit, à appliquer cette marque virtuelle, mais connue, sur toutes sortes de supports pour vendre des produits.

L’immatérielle est à ce point intéressant qu’il a même donné naissance à un Observatoire : L’Observatoire de l’Immatérielle Après avoir observé les étoiles et les gouttes d’eau, nous observons à présent une autre forme d’invisible ; un invisible précieux dans un monde où le commerce change de supports et où l’intérêt d’une société n’est pas toujours de fabriquer, mais de développer un imaginaire riche autour d’une marque, d’une invention, bref de tout ce qui peut lui donner des ailes et générer de la monnaie. Comme jadis le microscope ou son grand frère le télescope, les instruments qui servent à mesurer l’immatérielle se développent à grand renfort de formules mathématiques, de tests quanti, quali, de sondages…

A n’en pas douter l’immatérielle prendra une place de plus en plus grande dans un monde où les marques revisitent sans cesse le mythe Platonicien de la caverne, en donnant plus de valeur à l’image qu’aux produits qu’elles fabriquent … de moins en moins.

26/12/2010

Momiya by Pascal Grasso 33sq

Parisian architect Pascal Grasso has installed a temporary, transportable restaurant on the roof of Le Palais de Tokyo museum in Paris.

Momiya by Pascal Grasso 27

The structure features a dining room for twelve people with a panoramic view over the Seine and the Eiffel tower.

Momiya by Pascal Grasso 15

The restaurant comprises a glass cabin and a perforated metal screen covering the central cooking area.

Momiya by Pascal Grasso 31sq

Coloured LED lighting is placed between the metal skin and the glass core.

Momiya by Pascal Grasso 22

White Corian furniture populates the dining room.

Momiya by Pascal Grasso 8

The 18 metre-long structure was part constructed in the Cherbourg boatyard in northern France and transported to Paris in two parts, where it was assembled on the roof of Le Palais de Tokyo.

Momiya by Pascal Grasso 9

The restaurant takes its name, Nomiya, from a very small restaurant in Japan.

Momiya by Pascal Grasso 11

Photos are by Nicolas Dorval-Bory.

Momiya by Pascal Grasso 12

Photos are by Nicolas Dorval-Bory. Here’s more from Pascal Grasso:

Nomiya : Temporary restaurant on the roof of the « Palais de Tokyo » museum

The art center « Le Palais de Tokyo » asked us to imagine a temporay piece on the roof of the building. We designed a take-down and easily transportable module, which is a twelve seats dining room, with a panoramic view on Paris. Nomiya is the name of the very small restaurant in Japan.

Momiya by Pascal Grasso 6

The structure is 18m long,  4m large, 3.50 m high and weights 22 tonnes. It has been constructed in the Cherbourg boatyard, in the North of France, and transported in two pieces by special trunks to Paris, and then set on the roof of the Museum.

Momiya by Pascal Grasso 7

This construction is composed by a glass volume, covered by a metallic skin on its central part.

Momiya by Pascal Grasso 10

The dining area, entirely made of glass, is looking at the Seine and the Eiffel tower.

Momiya by Pascal Grasso 14

The central part (cooking aera) is covered by a punched made-to-measure sheet metal. The perforations represent an aurora borealis drawing.

Momiya by Pascal Grasso 17

The lightning system is put between the glass and the metallic skins.

Momiya by Pascal Grasso 21

Composed by lines of leds, it emphasizes the drawing of the facade and changes its colors, like a real aurora borealis.

Momiya by Pascal Grasso 29

The interior design is minimalist, with a white Corian furniture and a grey wooden floor.

Momiya by Pascal Grasso 18

Above the dinner table, suspended leds extend the sparkling of the city.

Momiya by Pascal Grasso 28

Architect : Pascal Grasso

Artist associated : Laurent Grasso
Structure / facade engineer : ARCORA
Client: Palais de Tokyo / Electrolux

Momiya by Pascal Grasso 24

10/09/2010

Les Français ne veulent plus attendre aux caisses

Par Catherine HEURTEBISE, 08/09/2010

Résultats d’une enquête Ifop/Wincor Nixdorf: les Français “aiment bien” faire leurs courses alimentaires, mais ils ne veulent plus perdre leur temps dans les magasins.

Les Français ne veulent plus attendre aux caisses

Les résultats de l’enquête sur “Les Français et les courses alimentaires”, réalisée par Wincor Nixdorf en partenariat avec l’ Ifop auprès de 1009personnes,  montrent que si les Français “aiment bien” faire leurs courses alimentaires (41%), cependant, ils ne veulent pas attendre en caisse.

67% des clients d’hypermarchés (qui consacrent en moyenne 1h57 à leurs courses alimentaires, contre 50 minutes pour les clients de supérettes) estiment faire la queue en caisse plus de 10minutes (contre 49% pour les clients de supermarchés). Autre enseignement de cette étude: les Français n’aiment pas attendre: 30% des clients d’hypermarchés ont déjà renoncé à un achat pour cause d’attente en caisse, et 70% des Français souhaiteraient pouvoir utiliser un dispositif permettant de scanner les articles au fur et à mesure du remplissage du chariot (Mobile Shopping). Enfin, 60% des sondés plébiscitent une amélioration du cross canal en grandes surfaces: commander sur Internet et venir chercher ses produits en magasin ou se faire livrer par son magasin de proximité.

Les innovations en magasin sont donc très attendues. Les dispositifs utilisant Internet, en tant que compléments des magasins alimentaires, devraient se développer afin de simplifier le parcours d’achat

1/09/2010

Passé de mode le design ?

Alain Boutigny, “Le” patron de la presse spécialisée dans la distribution, scrute depuis plus 20 ans l’évolution du commerce dans le monde et en particulier son rapport avec… le design. S’il est un expert sur le sujet c’est bien lui !
Il livre à Admirable Design des réflexions incisives et visionnaires ; jusqu’à dire que le design est passé de mode. Ah bon !

 Dieu que la banalisation est belle !
On pourrait voir un jour les designers se révolter comme les Canuts de 1831 ! Ouvriers laborieux se souvenant de la conquête des pionniers, ils rament tous les jours pour des donneurs d’ordre toujours plus exigeants, toujours moins disants. La misère les guette – misère intellectuelle, s’entend. Parce que, côté business, les affaires ne tournent pas si mal.

La plainte qui s’élève des ateliers où les Mac remplacent les métiers à bras n’est pas celle des sous-alimentés : c’est le gémissement des cerveaux pressés par la productivité ! La loi de l’évolution est dure, mais c’est la loi !

Le design et le design d’environnement ont découvert l’Amérique. Les enfants des bâtisseurs de cathédrales ont enfilé l’habit des exploitants. Du trésor de leurs pères qui illuminait le monde, ils ont fait des manufactures. Que pouvaient-ils imaginer de plus ? Le design est passé de mode ! Que l’on s’en désole ou que l’on s’en réjouisse, il est simplement devenu la nécessaire enveloppe des objets et des idées de ce monde global soumis à la dictature des couleurs, des formes et des symboles. Il a rejoint l’ordinaire du téléviseur, de la machine à laver et du téléphone portable.

Personne ne les admire, mais personne ne peut s’en passer… Qui donc, aujourd’hui, se permettrait de vendre un pack de lessive, une canette de bière ou un service, d’ouvrir un magasin, un restaurant ou un hôtel sans le faire passer sur la chaîne de montage de la conceptualisation ? Ni Ariel, ni Heineken, ni Sfr, ni Zara, ni Buffalo Grill, ni Novotel, assurément ! Le designer, l’architecte d’intérieur ou l’architecte tout court sont devenus les magasiniers de nos besoins et de nos désirs. Au sens noble du terme : celui qui nous fait vivre parce qu’il améliore notre vie, parce qu’il fabrique le paquet que l’on aura envie d’ouvrir, le magasin où l’on aura envie d’entrer.

Les Enseignes d’Or à la Cité des Sciences L’événement annuel de la distribution… et du design d’architecture ! De la confidentialité des années 60 et 70 où se côtoyaient quelques happy few comme Rodier, la Fnac ou Saint Maclou, on est passé à la découverte du design dans la distribution. Les Daniel Hechter, Cacharel ou Benetton ont ouvert la porte de la cosmétique du commerce. L’explosion ne pouvait que suivre. Les années 90 ont été celles de l’euphorie : GrandOptical et Nature&Découvertes précédaient Colombus Expresso Bars et Vision Originale qui, eux-mêmes, ont déroulé le tapis aux Mégalithes et à Résonances. La normalisation des années 2000 était en marche : Du Bruit dans la Cuisine, Moa et Sfr en tête. Juste avant que ce formatage ne recouvre ce petit monde d’une toiture d’usine.

Et alors ! Cela n’a pas empêché Jeff de Bruges, Lapeyre ou Guy Degrenne d’avoir bien mérité des Enseignes d’Or1. Il y en aura d’autres et d’autres après. Le design a changé d’époque comme les designers ont changé de peau. Ils ne sont plus les missionnaires du goût et de l’art de faire. Ils sont désormais les ouvriers du quotidien, du banal devenu indispensable. Ne soyons pas tristes : cette banalisation n’est pas une petite mort. Elle était, dans la société industrielle que nous avons quitté, la consécration suprême de l’objet. Elle est, dans notre univers post industriel, celle de l’idée et de l’attitude. Ce qui n’exclut pas la belle ouvrage !

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